Chiara Vecchiarelli

CIEPFC
Doctorante
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Axes de recherche
Titre de thèse :
« La fonction réalisante de l'image. D'une analyse du rôle de l'image dans la pensée de Gilbert Simondon et d'Henry Corbin. »
Directeur(rice) de thèse :
Frédéric Worms (ENS)
Année académique d'inscription :
2015-2016
Résumé :
La thèse se propose d’analyser le rôle de l’image comme fonction vitale par la voie de l’articulation philosophique de la dimension ontologique, intermédiaire et douée de réalité que l’image se rend capable de définir entre les poles du monde intelligible et du monde sensible, de l’objet et du sujet, et que l’on trouve formulée sous une nouvelle lumière dans la France des années cinquante et soixante du XXe siècle: d’une part ― et principalement ― dans la pensée de Gilbert Simondon, d’autre part dans la production théorique d’Henry Corbin. Disciplinairement, la thèse propose une articulation du rapport entre réalisme et idéalisme passant par l’image. On avance l'hypothèse que dans le cadre de différents horizons disciplinaires, Simondon et Corbin ont cueillit, dans les intuitions philosophiques qui les ont précédé et les traditions philosophiques dont ils relèvent, une pareille exigence philosophique: celle de définir une position de l'image qui permette de cueillir dans la dimension intermédiaire entre différents ordres de grandeur le dispositif capable de rendre possible l’articulation vitale du passage entre le visible et l’invisible dont l'image se présente, dans leurs oeuvres, comme l'opérateur doué de réalité. Si l'oeuvre de Simondon porte principalement vers le mouvement de concrétisation, comme le montre l’attention réservée à l'opération d'individuation, à l’invention et à la genèse de l’objet technique, de sa perspective d’orientaliste Corbin se penche vers les dynamiques de la spiritualisation. D’une part en réaction à la définition de l’imaginaire sartrien comme ayant une fonction irréalisante, d’autre part en prolongement des intuitions bergsonniennes, les deux font de l’image l’opérateur du passage l’un du visible à l’invisible, l’autre de l’invisible au visible, en assumant dans le sens de l'ontogenèse, come horizon de l’opération d’image, un des deux pôles dont son monde intermédiaire rend possible l'articulation.