République des savoirs – Axes communs

L’USR réunit chercheurs, enseignants chercheurs autour d’un programme visant à éclairer les enjeux sociaux et culturels contemporains en décloisonnant les disciplines comme sur la question de la guerre et de la paix, l’histoire, les transformations de la pensée morale et le bouleversement des représentations. Cet objectif s’organise autour de trois axes fédérateurs : « Moments et Controverses », « Archives et Corpus », « Problèmes transdisciplinaires ».
Le programme scientifique de la République des Savoirs s’organise autour de ces trois axes fédérateurs, dont la mise en oeuvre rassemble tous ses membres.

Logo_Paris_Sciences_et_LettresLes programmes suivants ont reçu l’appui de l’Idex PSL dans le cadre de l’appel d’offre à structuration des nouvelles équipes.

MOMENTS ET CONTROVERSES

– Les Arts de la paix dans une Europe en guerre (1450-1945). De la Renaissance à la période contemporaine, le programme approfondit la coexistence longue et intime de la culture de paix et de guerre tout au long de l’histoire européenne ;
– L’Europe philosophique et scientifique et la Première Guerre mondiale. Le programme vise à comprendre comment ce conflit a transformé l’Europe philosophique et scientifique. Il prendra en 2014-2018 une dimension européenne et couvrira l’ensemble des savoirs concernés ;
– Controverses scientifiques, littéraires et philosophiques à l’Âge classique et à l’époque contemporaine. Il s’agit d’étudier d’une part les controverses spécifiques constituant des moments en tant que tels et de prêter d’autre part une attention particulière aux questions théoriques que suscite en général l’étude des controverses qu’il s’agisse de la forme de la controverse, de son développement et de sa clôture.

ARCHIVES ET CORPUS

Passage des disciplines
Le programme porte sur l’organisation des disciplines scientifiques et littéraires, leur distribution et redistribution, à partir de l’observatoire privilégier qu’offre l’évolution des chaires du Collège de France au XIXe et XXe siècles.

PROBLÈMES TRANSDISCIPLINAIRES

Approches transdisciplinaires du vivant portant sur :
– la transformation des sciences biologiques durant ces soixante dernières années et ce que l’on peut et doit appeler la pensée biologique qui s’en est trouvée profondément renouvelée, élaborée à l’interface entre la biologie et la philosophie,
– l’exploration des temps forts de la rencontre entre biologistes et philosophes en réexaminant le rôle central joué par Georges Canguilhem et l’impact que fut la publication par Jean-Pierre Changeux de L’Homme neuronal
Médecine et sciences humaines : expérience du cancer, pratiques de soins de support, éthique du soin. La recherche résulte d’un constat à savoir l’émergence, dans la médecine en général et la cancérologie en particulier d’un nouveau champ de pratique et de recherche : les soins de support. Il inaugure une collaboration transdisciplinaire entre médecine et sciences humaines autour d’un objet précis : les nouvelles pratiques de soin, leurs aspects concrets et opératoires, leur conceptualisation et leur portée éthique et sociale.
Approches transdisciplinaires de la pensée morale, entre littérature, philosophie, sciences et arts. Le programme s’organise autour de trois types de projet :
vies de savants et éthique des savoirs. Pouvoirs du récit biographique dans les sciences (XVIe-XXe siècles).  Comment a-t-on raconté la vie des savants du XVIe à l’époque contemporaine ? Comment le genre traditionnel des vies des hommes illustres s’est-il transformé au contact de l’émergence de la science moderne pour représenter et façonner l’image de ceux que l’on appelle selon les savants, hommes de sciences ou scientifiques ?
scepticisme et pensée morale de Michel de Montaigne à Stanley Cavell. Ce projet étudie sur la longue durée et dans la multiplicité de leurs variations, l’histoire du scepticisme et de ses relations avec la pensée morale ;
fictions et expériences de pensée entre philosophie, sciences et littérature. Le programme réunit des chercheurs issus de l’histoire et de la philosophie des sciences, de la philosophie et de la théorie littéraire, pour obtenir une vue plus nette de ce que font et peuvent faire les expériences de pensée, selon leur contexte d’usage.