Séminaire Cavaillès (2021-2022)


Détails de l'événement

Cet événement se déroule du 6 octobre 2021 jusqu'au 1 juin 2022. Sa prochaine occurrence est le 24 novembre 2021 13:30

  • Lieu: ENS Paris Vème
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« Séminaire Cavaillès »

Cycle 2021-2022

13h30-15h30

Attention : les salles changent selon les séances
(la séance de novembre a lieu au 24 rue Lhomond,
les suivantes au 29 rue d’Ulm)

organisé par
Thomas Heams (chercheur à AgroParisTech), Gérard Lambert (médecin et journaliste) et
Caroline Petit (chercheuse au CNRS, République des savoirs et Centre Cavaillès)

Présentation du séminaire Cavaillès

Perpétuant les orientations impulsées par Jean-Jacques Kupiec lors de sa création, le séminaire Cavaillès se donne pour objet l’histoire et la philosophie des sciences du vivant. Une fois par mois un acteur des sciences expérimentales ou humaines est invité à y présenter ses travaux et réflexions. Le séminaire se veut ouvert à toutes et à tous, avec l’objectif de croiser les regards, partager les connaissances et favoriser les échanges sur un large spectre de thématiques et de questions. Il entend être le témoin de la vitalité, l’actualité et la fertilité des recherches en épistémologie historique des sciences biomédicales, ainsi que de leur incidence sur les débats scientifiques contemporains.

6 octobre 2021, Salle L et M-H SCHWARTZ (Info 2), sous-sol du Nouvel Immeuble Rataud – 45, rue d’Ulm, Paris Ve
Quelle biologie théorique pour penser la (dés)organisation du vivant?
Maël MONTÉVIL, chercheur Cnrs, USR3608-République des savoirs-Centre Cavaillès
La biologie théorique est rarement une discipline reconnue et discutée en tant que telle, et il est courant de confondre sa pratique avec la modélisation. Nous resituerons ce domaine dans l’ensemble de la biologie en insistant sur ses spécificités méthodologiques. Nous développerons certaines questions propres à la biologie théorique, notamment des pistes de recherches que nous poursuivons actuellement. Dans un second temps, nous aborderons une application qui est un enjeu majeur dans l’Anthropocène : la théorisation de la notion de disruption, utilisée informellement par de nombreux chercheurs en biologie et en écologie.

24 novembre 2021, Salle L378/L380, Bâtiment de Physique, 24 rue Lhomond – Paris Ve
Bio-objets et civilisation in vitro. La face cachée de l’anthropocène.
Céline LAFONTAINE, professeure de sociologie, Université de Montréal
À l’heure où l’on s’inquiète de l’avenir de la biodiversité, de nouvelles formes de vie éclosent chaque jour dans les laboratoires du monde globalisé. À mi-chemin entre le biologique et l’artificiel, les bio-objets (gamètes, embryons, cellules souches, IPS, etc.) sont les descendants directs des technologies in vitro qui ont permis de cultiver des cellules et des tissus vivants. Or ces entités biologiques sont, malgré leur omniprésence, des objets insaisissables dont la vitalité brouille de manière concrète le découpage culturel entre sujet et objet, entre nature et artifice, entre humain et non-humain. Dotés d’une très grande plasticité, ils peuvent être congelés, modifiés, transplantés, transportés et échangés. En quoi leur production croissante transforme notre rapport au vivant et à l’identité corporelle ? Quelles implications matérielles, économiques, sociales et culturelles sous-tendent leur prolifération ?

1er décembre 2021, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
La cellule comme concept simple, complexe, composé. Histoire d’une idée
Caroline ANGLERAUX, philosophe, post-doctorante au Labex Who am I?
En ce qu’elle permet canoniquement de distinguer les formes vivantes des non vivantes, la cellule est une entité biologique fondamentale pour définir la biologie en tant que science du vivant. Définie dans le cadre de la théorie cellulaire, elle appartient de plain-pied à la science empirique. Mais si la cellule est un concept positif qui bénéficie d’observations empiriques, elle incarne aussi l’idée de forme vivante minimale. En tant qu’entité élémentaire porteuse de vie, d’entité simple, la notion de cellule résulte aussi d’un important héritage métaphysique et spéculatif. Nous parcourrons cet héritage métaphysique et spéculatif en montrant comment un discours métaphysique sur le simple, articulé au complexe et au composé, s’est transformé en une biologie spéculative qui a joué un rôle majeur dans l’approche empirique revendiquée par plusieurs des auteurs du programme de recherche cellulaire. Articuler les concepts de simplicité, complexité et cellule dans cette histoire des idées permettra ensuite à la fois de réinterroger l’approche biologique dans laquelle le concept de cellule s’est développé et d’articuler les différentes acceptions cellulaires contemporaines.

5 janvier 2022, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
À propos des xenobots  (titre à venir)
Thomas HEAMS, maître de conférence AgroParisTech, chercheur Inra

2 février 2022, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
Séance en cours de programmation

9 mars 2022, Salle Marbot (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
Hérédité et épigénétique, données nouvelles  (Titre à venir)
Minoo RASSOULZADEGAN, université de Nice Sophia Antipolis

6 avril 2022, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
Comment les sciences animales abordent-elles la psyché ? (Titre à venir)
Florence BURGAT, philosophe, Inra

11 mai 2022, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
Séance en cours de programmation

1er juin 2022, Salle U209 (2ème étage), 29, rue d’Ulm – Paris Ve
Séance en cours de programmation

Nous remercions très vivement les services de communication et audiovisuel de l’ENS pour leur précieux concours.

Des archives sonores peuvent-être consultées.