République des Savoirs

Laboratoire transdisciplinaire du CNRS, ENS et du Collège de France

Séminaire « Philosophie des inégalités écologiques »


Détails de l’événement

Cet événement se déroule du 16 octobre 2025 jusqu’au 18 juin 2026. Sa prochaine occurrence est le 21 mai 2026 18:00


Organisateurs :
Hugo Mosneron Dupin (ENS – CIRED), hugo.mosnerondupin@psl.eu
Morgane Gonon (CIRED), morgane.gonon@agroparistech.fr
Raphaël Gialdini (CEE, Sciences Po), raphael.gialdini@gmail.com
Bastien Massé (LAS, Collège de France), bastien.masse@ehess.fr

 

Présentation :

Ce séminaire se propose d’expliciter les apports de la philosophie des sciences sociales à la théorie écologique, à travers le prisme du concept d’inégalité écologique. Il est ouvert à toutes et à tous sans inscription préalable.

 

Programme : 

  • 16 octobre 2025, salle des Résistants, ENS – 45, rue d’Ulm (1er étage)
    Felwine Sarr (Professeur à l’Université de Duke et Gaston Berger, Sénégal) & Arnaud Orain (Directeur d’études à l’EHESS)
    Savoirs économiques et inégalités épistémiques.
    Pour suivre le séminaire à distance

  • 20 novembre 2025, salle des Résistants, ENS – 45, rue d’Ulm (1er étage)
    Luca Paltrinieri (Université de Rennes 1)
    Un « néo-malthusianisme qualitatif » : théorie du capital humain, environnement et inégalité reproductive.
     
    Luca Paltrinieri proposera une réflexion sur la théorie du capital humain articulée autour de 3 enjeux pour la philosophie des inégalités écologiques :

    Faire une archéologie de la construction inégalitaire du choix reproductif sur fond de préoccupation écologique

    Faire une histoire de la justification économique de l’illimitation de la croissance dans un cadre de ressources rares (la THC peut en effet se proposer comme une théorie de la croissance endogène, en tant qu’elle concerne la ressource humaine, laquelle est virtuellement sans limites précisement parce que « qualitative »)

    Mettre en évidence une théorie implicite de la valeur de l’humain comme valeur économique dans un cadre plus large de « mise en valeur » de la nature comme solution à la crise environnementale
     
    Pour suivre le séminaire à distance

  • 11 décembre 2025, salle des Résistants, ENS – 45, rue d’Ulm (1er étage)
    Julien Vitores & Charles Stépanoff
    L’origine des inégalités écologique.
  •  

  • 15 janvier 2026, salle des Résistants, ENS – 45, rue d’Ulm (1er étage)
    Patrice Maniglier & Lauriane Mouysset
    Des inégalités dans le vivant ?
  •  

  • Jeudi 12 février 2026, salle des Résistants, ENS – 45, rue d’Ulm (1er étage)
    Philippe Descola (Collège de France) & Catherine Larrère (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne)
    Changement de cosmologie et restructuration des régimes inégalitaire
     
    Argument : L’une des manières de rapprocher l’anthropologie de la nature proposée par Philippe Descola des pensées écoféministes que Catherine Larrère a contribué à populariser en France (notamment celle de Carolyn Merchant dans La Mort de la nature et celle de Sylvia Federici dans Caliban et la Sorcière ) consiste à montrer qu’elles visent toutes deux à exhumer ce qu’on pourrait appeler les conditions cosmologiques d’émergence du capitalisme. Dans ces approches, le capitalisme n’est pas vu comme une force historique autonome, qui se déploierait de soi, mais l’accumulation primitive, qui en est la condition initiale, est systématiquement rapportée à une mutation préalable dans l’image du monde, donc à une rupture d’ordre cosmologique. Il faut en effet que les humains, hommes et femmes, soient au préalable défaits de leurs attachements symboliques et matériels aux autres qu’humains (les animaux, les forêts, les sols et les sous-sols, etc.) pour que l’exploitation de chaque composante devienne possible.
    Au-delà de l’exploration de cette parenté, cette séance sera également l’occasion de revenir sur les différences qui peuvent se faire jour entre les deux approches. En particulier, les manières de théoriser le processus par lequel le détachement des humains vis-à-vis du milieu s’opère est-il analogue ? Quels dispositifs permettent d’expliquer le passage d’une cosmologie à l’autre dans chacune des approches ? Finalement, les manières mêmes de concevoir ce en quoi consiste une cosmologie sont-elles comparables ? Le cadrage des différents ouvrages (histoire des sciences pour La Mort de la nature, histoire politique et sociale pour Caliban et la sorcière, anthropologie comparée pour Par-delà nature et culture et Politiques du faire-monde) n’explique-t-il pas de potentiels écarts dans les récits qui sont faits de l’entrée dans la modernité ?

  • 19 mars 2026
    Ulysse Lojkine
    Une théorie écologique de l’exploitation ?
  •  

  • 16 avril 2026
    Pierre Charbonnier & Antonin Pottier
    Justice écologique et politiques de transition.
  •  

  • 21 mai 2026
    Mélanie Plouviez
    Héritage et inégalités écologiques.
  •  

  • 18 juin 2026
    à venir.

 
Si vous ne l’avez pas fait, vous pouvez vous inscrire ici à la liste mail du séminaire pour recevoir toutes les informations.

 

Crédit photo ©2007 Greg Willis