Jingjing Han

Équipe : CRRLPM

Statut : 

Axes de recherche

Titre de thèse :
« Construire un chemin vers l’autre.
Figures de l’altérité :
l’écriture du paradoxe de Maurice Blanchot »

Directeur(rice)(s) de thèse :
Jean-Charles Darmon (ENS)

Cotutelle :
Danielle Cohen-Levinas (ENS)

Année académique d’inscription (ED 540) :
2019-2020

Résumé :
La thèse commencerait par chercher comment lire Blanchot, c’est-à-dire par étudier la dimension paradoxale du texte littéraire et de son approche. En effet, Blanchot pensait que l’essence de la littérature est de ne pas avoir d’essence, il s’est donc demandé : « Comment la littérature est-elle possible ? » En effet, la littérature commence lorsqu’elle est une question sur elle-même, mais de ce fait ne peut pas être comprise totalement ou définie. La recherche de la réponse à cette question, l’expérience de la recherche, est pour lui la littérature. Ainsi, il faudrait, dans un premier temps, envisager les textes narratifs de Blanchot comme des récits de la littérature elle-même.
Ces premiers éléments de réflexion montrent la difficulté de lire Blanchot. Une autre difficulté est celle du style, parfois obscur. L’œuvre littéraire de Blanchot est un défi au lecteur. Ce défi lui-même, pourtant, constitue pour le lecteur une expérience unique, qui le fait participer à la littérature elle-même, de façon active. Ainsi, cette expérience difficile est aussi un cheminement, un moment de vie, voire une façon de vivre, ce que cette thèse voudrait montrer à travers l’étude des procédés littéraires de Blanchot mais aussi celle de son lectorat.
 
Mots-Clefs : Blanchot, narration, l’autre, paradoxe