Organisation : Anne Simon
Écopoétique et zoopoétique sont devenues des approches fondamentales au sein des Humanités écologiques. Loin de se réduire à la « représentation » des lieux (« naturels » ou non) ou des animaux en littérature, elles engagent une réflexion théorique et stylistique sur les pouvoirs du langage. Un historique présentera leurs enjeux, qui diffèrent parfois selon les aires culturelles envisagées. Leurs multiples ramifications témoignent en outre d’un champ de recherche qui ne cesse se reconfigurer : littérature qualifiée par Pierre Schoentjes de « verte » (écologique) ou « marron » (polluée, en lien avec les Discard Studies) ; « Studies » diverses accompagnées de vertigineux « tournants » (animal, végétal, minéral, aquatique avec les Humanités bleues…), etc. Cette cartographie instable sera l’occasion de revenir, à partir de textes littéraires, sur des termes tels que « nature », « vivant », « paysage », « animal » ou « non-humain », et de nuancer la thèse d’un « dualisme nature/culture occidental » à partir de textes de prose narrative de langue française (J. Giono, M. Duras, P. Chamoiseau, J. Rolin, I. Sorente…).

